Atelier TMS : comment sensibiliser les salariés saisonniers aux risques musculosquelettiques ?

atelier flash tms pour salaries saisonnier

L’été rime avec saisonniers pour certaines entreprises. Cette période particulière transforme l’organisation du travail. Nouvelles amplitudes horaires, recrutement des saisonniers… c’est tout un équilibre à (re)trouver pour atteindre ses objectifs.

 

Les premières semaines sont sensibles pour les nouveaux arrivants qui découvrent parfois leur poste en quelques minutes. C’est là qu’ils sont les plus vulnérables aux troubles musculo-squelettiques. Les premières heures conditionnent les habitudes à venir. Un geste inadapté, une posture prolongée, une manutention répétée peuvent générer une douleur musculo-squelettique.

 

L’augmentation du risque de TMS est réelle. La prévention devient un enjeu de santé et de sécurité. Sauf qu’en pratique et dans ce cadre saisonnier, les entreprises considèrent parfois la formation aux gestes et postures comme incompatible avec ce travail temporaire. C’est ici qu’un atelier TMS de deux heures est nécessaire. Dans une approche active des gestes et postures, l’observation et l’analyse des situations permettent aux participants de découvrir comment limiter les facteurs de risque pour préserver leur santé.

Alors, comment sensibiliser les salariés saisonniers aux risques musculo-squelettiques ? C’est tout l’enjeu de cet article !

 

 

Pourquoi les saisonniers ou nouveaux arrivants sont plus exposés aux TMS ?

 

 

Un saisonnier désigne une personne qui signe un contrat à durée déterminée pour un emploi qu’on dit à caractère saisonnier. C’est-à-dire que cet emploi se caractérise par un ensemble de tâches appelées à se répéter au rythme des saisons ou des modes de vie collectifs. Mais pourquoi ce type de collaborateur est particulièrement touché par les troubles musculo-squelettiques (TMS) ?

 

Une méconnaissance du poste de travail

 

Tout d’abord, parce qu’un nouveau salarié, saisonnier ou pas, n’est pas familiarisé avec son nouvel environnement de travail. C’est la première cause expliquant que près d’un quart des accidents les concernent (source Ameli). C’est logique : entre les machines et les équipements, sans connaissance des méthodes de travail, le risque est plus élevé.

 

Des gestes répétitifs mal appris

 

Les conditions de travail des saisonniers sont souvent difficiles. De par la temporalité spécifique, les contraintes temporelles et organisationnelles sont très fortes. Et avec elles, les conséquences au niveau physique ou psychosocial sont réelles. Pour une entreprise, augmenter ses effectifs au moment de la saison estivale ou hivernale sur un temps court, c’est augmenter aussi le risque de TMS au travail.

 

D’une volonté de bien faire vers le sur-engagement

 

Les salariés, en participant au pic d’activité professionnelle, vont avoir tendance à se sur-engager par souci de bien faire. On se dit que c’est temporaire, donc qu’on peut accepter ce qu’on n’accepterait pas au long court.

 

En effet, les contrats courts et l’envie de revenir, parfois dans des environnements de travail très attirants, les incitent à s’engager pleinement, sans écouter les éventuels signaux faibles du corps. Cela explique en partie pourquoi dans les nouveaux travailleurs, les 18-24 ans ont deux fois plus d’accidents que les autres professionnels (source Ameli).

 

Un environnement de travail incompatible ?

 

À cela s’ajoute une idée reçue bien ancrée : l’incompatibilité entre le secteur de la prévention de la santé et le secteur saisonnier. Pourtant, même chez des nouveaux arrivants ou des salariés temporaires, limiter les risques de maladie ou d’accident pour les équipes est obligatoire.

Les obligations légales d’information et de formation pour les employeurs concernent aussi l’activité saisonnière (articles L4141-1 et L4141-2 du code de Travail).

 

 

Quels secteurs saisonniers sont concernés ?

 

 

Globalement, tous les secteurs sont concernés par des pics d’activité, notamment :

  • le milieu professionnel de la logistique ;

  • l’agroalimentaire ;

  • la grande distribution avec beaucoup de nouveaux salariés à chaque période de vacances ;

  • l’industrie ;

  • l’agriculture ;

  • le tourisme.

Dans les activités saisonnières, les acteurs les plus concernés relèvent de l’industrie alimentaire, ainsi que des hôtels et restaurants. Mais même si le secteur du tourisme est de fait très concerné par la saison estivale ou hivernale, les autres secteurs sont impactés.

Dans l’industrie et beaucoup d’autres secteurs professionnels, le recours aux intérimaires va augmenter en juillet-août, le temps de laisser les salariés partir en congé.

 

 

Quels TMS observe-t-on le plus souvent chez les saisonniers ?

 

 

Une étude de 2023 rappelle que la répétitivité du travail est très souvent évoquée comme situation à risque de TMS¹. Or c’est une caractéristique propre du travail saisonnier.

 

Première cause de maladie professionnelle en France, les TMS en entreprise touchent plus souvent le dos, les genoux et les membres supérieurs. Par exemple, on sait que 15% des accidents du travail sont liés au mal de dos (Source TMS) et que ce chiffre monte à 24% dans le secteur du commerce (pour l’année 2023 en France).

 

On peut imaginer que la saisonnalité influence les données, sans pouvoir l’affirmer.

En effet, ces données ne sont pas propres au secteur saisonnier, car ce dernier est très peu représenté dans les études. Par exemple, le baromètre de SANTÉ PUBLIQUE FRANCE sur la prévalence des TMS en France, dans la population générale et chez les actifs présente des données par catégorie socioprofessionnelle et secteur d’activité. Le travail saisonnier n’y est pas mentionné.

 

 

Pourquoi un atelier flash TMS peut faire la différence ?

 

 

Ça n’est pas parce que le secteur est peu représenté qu’il n’est pas concerné. Au contraire et l’enjeu de sensibilisation est d’autant plus important, surtout que des solutions rapides et efficaces existent.

 

Sensibiliser rapidement les équipes

 

Avec La Minute Pep’s, chaque employeur peut bénéficier d’un atelier flash de deux heures pour sensibiliser ses équipes. Cet atelier s’adapte très bien à ce public éphémère qui est pourtant très présent sur des périodes denses où le surmenage et les accidents sont fréquents.

 

C’est une manière simple et rapide de répondre aux obligations légales et de favoriser le bien-être des collaborateurs au travail dans une démarche QVCT. Et dans une période où la main-d’œuvre de qualité se cherche, prendre soin de cette partie des travailleurs est tout aussi important.

 

Développer une perception des risques

 

La finalité d’un atelier court et concret est d’apporter à chaque salarié de quoi identifier par lui-même les risques de son environnement de travail. C’est une manière de le rendre acteur de sa prévention et plus largement de sa santé.

À La Minute Pep’s, les intervenants sont tous convaincus que c’est le meilleur axe à suivre pour rendre son plan d’action de prévention efficace et durable.

 

Favoriser des stratégies de mouvement

 

Une bonne politique de prévention rime avec stratégie de mouvement. Si vous avez déjà lu des articles sur ce blog, vous savez que pour nous, le geste parfait n’existe pas. Exit les phrases types comme le fameux « Tiens-toi droit ! ».

 

Un corps est fait pour bouger et surtout pour bouger avec une variété de mouvement. Cette approche de la prévention permet à chaque acteur de comprendre :

 

 

 

Que contient un atelier pour les nouveaux arrivants saisonniers ?

 

 

Le programme d’un atelier pour les nouveaux arrivants dans l’entreprise, qu’ils soient saisonniers ou pas, commence d’abord par une identification des risques. Sans elle, il est difficile de mesurer quels échauffements ou mises en mouvement proposer à chaque début de poste.

 

En effet, un atelier TMS utilise toujours des situations concrètes du métier pour être proche de la réalité du terrain. C’est aussi une manière de transmettre aux équipes des conseils applicables dès le jour même et dans leur quotidien.

 

 

Enfin, les échanges avec les salariés font aussi partie de l’expérience. Cet espace de partage est à l’origine même de ce que propose ensuite le formateur. Il tient compte des préférences et possibilités de chaque employé pour préserver leur santé.

 

 

Quand organiser un atelier TMS ?

 

 

Mettre en place une sensibilisation à la prévention des TMS en début de saison est la période idéale. Une étude de 2025 a identifié près de 370 facteurs classés comme facilitants, neutres ou limitants à l’implantation d’interventions autour des TMS. Parmi ces facteurs, celui du timing de l’intervention. La période d’avant-saison est, de manière logique, le bon moment pour se lancer².

 

Bien que celle-ci soit souvent en début de saison (mais pas toujours !) un atelier TMS peut aussi avoir lieu lors de l’intégration du salarié. Il est recommandé de distinguer deux types d’accueil d’un nouveau collaborateur :

 

  • un accueil général avec la présentation du site et le règlement des formalités administratives ;

  • puis un accueil plus personnalisé en lien avec le poste.

 

C’est sur ce deuxième accueil qu’une prévention des TMS peut être intégrée.

 

Autre moment propice pour organiser ce temps de formation : en début de campagne de recrutement. Par exemple, l’atelier TMS peut s’intégrer à une période de formation des nouveaux saisonniers plus globale, avant des affectations sur site.

 


Enfin, juste avant les moments de pic d’activité, lors desquels les risques de TMS sont accrus, un atelier de sensibilisation peut éviter les accidents ou maladies.

 

Les bons moments pour une session flash de prévention TMS ne manquent pas pour prévenir les risques !

 

 

Conclusion

 

 

Former les saisonniers, personnels intérimaires et nouveaux collaborateurs à la prévention des risques est une obligation de sécurité liée au Code du travail. C’est aussi une démarche pour préserver la santé au travail, améliorer la QVCT et réduire le risque de troubles musculo-squelettiques dès la prise de poste.

Grâce à un atelier de prévention court et pratique, chaque participant découvre les gestes adaptés à son environnement de travail. Il comprend aussi comment identifier les facteurs de risque liés à la manutention, à la sédentarité ou aux postes de travail, pour devenir acteur de sa prévention. Animée par un professionnel de santé, kinésithérapeute et intervenant expert, cette sensibilisation favorise la réduction des douleurs et l’amélioration du bien-être au quotidien.

 

Qu’il s’agisse d’un programme TMS complet, d’une animation courte autour de l’éveil musculaire, de renforcement et d’étirements, la mise en place d’un atelier TMS constitue une solution simple et efficace pour prévenir les risques. De quoi préserver la productivité et améliorer la qualité de vie au travail !

 

 

Et rappelez-vous « Si vous écoutez votre corps lorsqu’il vous chuchote, vous n’aurez plus à l’entendre crier » (proverbe tibétain).

 

 

Sources :

1 Facteurs facilitants et défis liés à l’implantation d’une intervention visant la prévention des troubles musculosquelettiques en contexte de travail saisonnier : une étude dans le secteur de la transformation alimentaire par Marie-Eve Major et al
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Anne-Hélène GOUALOU

Conceptrice de La Minute PEP'S et de son réseau de kinésithérapeutes, j'ai à cœur de vous partager notre vision de la prévention des Troubles Musculo-Squelettiques.

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