Prévention des TMS en entreprise : comment réussir sa démarche ? L’exemple de SWM International

exemple de prevention tms entreprise reussie avec SWM international

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) restent la première maladie professionnelle reconnue en France (source Ameli). Chaque jour, ils sont à l’origine de douleurs, d’absentéisme, de difficultés de recrutement et d’une baisse de la performance pour beaucoup d’entreprises. On sait que pour prévenir les TMS au travail, il faut aller plus loin que les « bons » gestes ou la seule organisation d’une formation gestes et postures. Une démarche de prévention repose sur l’analyse des situations de travail, l’identification des facteurs de risque, l’amélioration de l’organisation du travail et l’implication des salariés comme des managers.

La Minute Pep’s est née d’une démarche de prévention des troubles musculo-squelettiques en entreprise réussie. Cette action a transformé le quotidien de professionnels confrontés à des douleurs, notamment lombaires et cervicales. Les résultats obtenus nous ont donné envie d’aller plus loin et de partager une méthode concrète et accessible à toutes les entreprises. Et cette méthode fonctionne, quels que soient le secteur d’activité ou le poste de travail.

Alors, il est temps de vous présenter plus qu’une théorie : un exemple concret d’une démarche préventive réussie. Comment l’entreprise SWM International à Quimperlé a-t-elle instauré une culture de prévention ? Quelles actions ont été mises en place ? Réponse avec Véronique Dubois, infirmière de santé au travail de l’entreprise du groupe américain depuis 19 ans.

 

 

Pourquoi faut-il prévenir les troubles musculo-squelettiques en entreprise ?

 

 

Ils ne sont pas qu’une affaire de mal de dos ou de douleurs d’épaule. Les troubles musculo-squelettiques regroupent un ensemble de pathologies touchant les muscles, les tendons, les articulations et les nerfs. Ces pathologies sont très souvent liées à une combinaison de gestes répétitifs, de charges physiques, de postures prolongées, de contraintes organisationnelles ou encore de facteurs psychosociaux.

 

infographie differents facteurs de risque apparition tms

 

Leur apparition résulte d’une accumulation de contraintes auxquelles les salariés sont exposés chaque jour. Entre la manutention, le travail sur écran, les cadences soutenues, les problèmes d’organisation ou le manque de récupération, le corps dit stop. C’est aussi pour cela que la prévention des TMS n’est pas uniquement liée à la santé au travail. Elle est multifactorielle et devient à elle seule un levier de performance durable pour l’entreprise.

 

Les TMS : première maladie professionnelle

 

Prévenir les troubles musculo-squelettiques en entreprise est primordial, car les TMS sont la cause n°1 des maladies professionnelles. En 2024, 40 976 cas de maladies professionnelles ayant entraîné des indemnités par l’Assurance Maladie, sont classés comme TMS, sur 50 598 soit 81%.

 

Pour les entreprises, c’est 11 millions de jours d’arrêt de travail (chiffres 2021) ou 1 milliard d’euros couverts par leurs cotisations.

 

Derrière ce coût économique, il y a aussi le coût humain. Ces affections musculo-squelettiques ont des conséquences négatives, parfois irréversibles, sur les salariés. Une douleur persistante modifie les gestes du quotidien, limite certaines activités et augmente la fatigue. Elle peut dégrader peu à peu la qualité de vie au travail comme en dehors. Ce coût humain englobe donc la souffrance physique et psychique, les blessures, les traumatismes et l’impact que l’ensemble a sur le bien-être des personnes.

 

 

Prévenir les TMS, c’est protéger la santé des collaborateurs sur la durée tout en améliorant la performance de l’entreprise.

 

 

Tous les secteurs en tension

 

Si l’on pense à tort que les TMS sont un problème individuel lié au stress ou à la sédentarité, c’est au contraire un problème systémique. Toutes les entreprises sont concernées et tous les secteurs aussi (source INRS). Certains sont plus sensibles que d’autres :

 

  • l’agroalimentaire ;

  • la métallurgie ;

  • l’automobile ;

  • le BTP ;

  • la logistique ;

  • le transport ;

  • la propreté ;

  • le soin à la personne.

 

Le travail sur écran est aussi fortement impliqué, mais il est commun à la plupart des secteurs de travail.

 

Les formations « gestes et postures » ne suffisent plus

 

On l’a vu dans notre article sur comment éviter les TMS en entreprise : la prévention est une démarche globale. Pas uniquement individuelle ni collective.

 

Avant, la prévention des TMS se résumait à une formation expliquant les « bons » gestes à adopter. (Spoiler alert : ils n’existent pas !)

Si ces formations restent utiles pour sensibiliser les équipes, elles ne produisent pas ou peu d’effets durables, menées seules. Un salarié peut connaître les bonnes pratiques sans les appliquer.

 

Si le poste de travail est inadapté,
Si le temps manque,
Si la charge physique est trop lourde ou l’organisation trop contraignante,
ça ne suffira pas et les TMS prendront l’avantage.

 

Les recommandations actuelles de l’INRS et de l’Assurance Maladie sont claires. Une bonne prévention des TMS passe par une approche globale pour agir en simultané sur : les postes, l’organisation, les équipements, les habitudes et l’implication des équipes.

 

 

Une formation seule informe quand une démarche de prévention transforme.

 

Les meilleurs résultats viennent quand la sensibilisation est couplée à une observation du terrain, à des aménagements, à un accompagnement des salariés et à un suivi dans le temps.

 

Comment construire une démarche de prévention efficace ?

 

Partir du travail réel

 

La prévention des TMS commence avec le travail réel des salariés. Observer leurs situations de travail pour comprendre les contraintes du quotidien et échanger avec eux pour décrypter leurs métiers sont les premières étapes d’une démarche efficace.

 

L’objectif est d’identifier les situations spécifiques qui favorisent l’apparition des douleurs, pour accéder à des solutions adaptées au contexte des utilisateurs.

 

Construire avec les équipes

 

Une démarche efficace suit 5 étapes :

 

1. Observation du travail

2. Analyse

3. Co-construction avec les équipes

4. Mise en place d’un plan d’action

5. Évaluation sur la base d’indicateurs prédéfinis

 

 

L’approche donnée vient agir à la source des problèmes et ne traite pas juste des conséquences. C’est ce genre de stratégie qu’a choisi l’entreprise SWM International de Quimperlé dont les résultats méritent d’être partagés.

 

 

Exemple concret : comment SWM International a réduit ses TMS

 

Le contexte de départ

 

« Les douleurs musculaires aux dos et aux épaules représentaient 1/3 de nos accidents en 2015 (33%) ». Véronique Dubois est infirmière de santé au travail dans l’entreprise et pose ce constat en 2016, avant le début des programmes avec La Minute Pep’s.

 

Mais revenons en arrière, car l’entreprise a déjà mené des actions préventives avant de tenter une nouvelle approche.

 

En 2009, la société propose une formation au PRAP à tout son personnel. Le PRAP désigne la Prévention des Risques liés à l’Activité Physique. Cette démarche, recommandée par l’INRS et les CARSAT, vise à transformer chaque salarié en acteur de sa sécurité face aux TMS. Ce type de formation répond bien à l’obligation générale de l’employeur de former ses salariés à la sécurité (article L4121-1 du Code du travail).

 

La formation, réalisée par une ostéopathe certifiée, dure 1 journée en collectif. Elle termine avec la remise d’un livret rempli d’outils : des étirements et des échauffements à pratiquer, pour donner suite à une étude des postes de travail. Si les retours des salariés sont bons, il n’y a pas de suivi à long terme. Et la page PRAP se tourne.

 

Alors en 2011, l’entreprise organise une intervention d’un coach en prévention santé. L’enjeu est d’expliquer et de faire appliquer des exercices de renforcement musculaire et des étirements simples et adaptés. Problème : l’implication des salariés n’est pas au rendez-vous. Certains jugent l’atelier trop sportif et n’ont aucune envie de réaliser ces exercices en collectif. Leur argument est de « refuser de faire la marionnette devant les collègues ». Aucun suivi n’est réalisé.

 

Cette même année sont mises en place des séances d’ostéopathie à l’infirmerie. 2 à 3 demi-journées par mois sont consacrées aux douleurs des salariés. Les retours sont positifs et la demande est forte, mais elle reste curative.

 

Les difficultés rencontrées

 

« Je me demande alors comment agir sur les douleurs de dos pour les 550 salariés de l’entreprise en prévention ? » nous confie Véronique.

 

Parce que le problème est là : on voit la limite des interventions ponctuelles qui, sans suivi, perdent en utilité. Et aussi que la solution utile aux salariés traite les maux déjà présents, alors que ce qui est recherché, c’est la prévention.

 

Le public est plutôt composé d’hommes, d’un âge avancé et sédentaires. L’origine des douleurs couple surtout le manque d’activité et les gestes au travail.

 

Après quelques recherches sur Internet, elle tombe sur la méthode McKenzie et trouve un intervenant formé près de Quimperlé.
Et notre rencontre vient de là.

 

Les actions mises en place

 

En 2017 se déroule le premier programme La Minute PEP’S. La méthode se base sur le modèle biopsychosocial et sur l’écoute active qui permettent une approche centrée sur le salarié et ses problématiques. Elle correspond bien aux objectifs de l’entreprise : être acteur de sa prévention.
L’enjeu est double : réduire l’apparition des douleurs, sans entrer dans une démarche de soin. Et l’objectif est fixé : diminuer le nombre de consultations ostéopathiques.

 

Des sessions individuelles sont réalisées pour créer un parcours personnalisé de prévention. Elles analysent les besoins et définissent des exercices préventifs et adaptés à chacun. En 5 à 6 séances, à raison d’une séance par semaine, chaque salarié bénéficie ainsi d’un échange individuel et d’un programme pédagogique, adapté à son environnement de travail.

 

Le principe de la démarche est le volontariat et près de 200 participants se rendent disponibles entre 2017 et 2019 où trois programmes se succèdent. En 2020, la crise sanitaire a mis en pause le projet, repris en 2021 avec une présentation de la démarche de formation au sein du service maintenance.

 

S’en est suivie aussi une formation des personnels de l’équipe santé et sécurité au travail, dédiés à être un relais de La Minute Pep’s au sein même de l’entreprise. Ces personnes formées ont pour objectif d’écouter, de conseiller les salariés en demande et de les inciter à bouger en étant à l’écoute de leur corps.

 

Il est à noter que cette démarche avec La Minute Pep’s complète les actions ergonomiques pour ajuster les bureaux, dans l’optique d’adapter les postes de travail, par exemple.

 

Les résultats obtenus

 

Dès le premier programme, la diminution des douleurs et des accidents de travail s’observe et confirme les retours positifs des salariés.

 

En 2025, les douleurs musculaires au dos et aux épaules sont d’environ 25%.
80% des personnes sur 200 salariées qui ont suivi un programme sont satisfaites.
Les demandes de séances d’ostéopathie chez les salariés qui ont suivi un programme diminuent.

 

Intervention

Intervention La Minute Pep’s sur mesure

Résultats

☑️ baisse des douleurs

☑️ baisse des consultations d’ostéopathie

☑️ baisse des arrêts de travail liés aux TMS (non chiffrée)

☑️ témoignages positifs des équipes

☑️ adhésion à la démarche – autonomie

 

 

Ce qui explique le succès de la démarche

 

Les salariés sont devenus acteurs

 

C’était l’objectif et c’est aussi une condition de réussite pour faire reculer l’apparition des TMS : les salariés deviennent acteurs de leur santé.

 

L’un d’eux explique d’ailleurs poursuivre aujourd’hui son programme, initialement de quelques minutes dans une démarche préventive, en l’améliorant avec 30 minutes d’exercice pratique au quotidien. Au début, les sessions de La Minute Pep’s proposent 1 minute par zone anatomique, et jusqu’à 10 minutes maximum pour préparer l’ensemble du corps. Au fur et à mesure des séances et du suivi, ce temps s’est allongé pour ce collaborateur. Il est devenu une habitude ancrée dans son quotidien.
Et sa santé s’est améliorée.

 

Les collaborateurs se sentent écoutés

 

Le travail de groupe, c’est bien. Mais le diagnostic individuel vaut encore plus. « Le plus efficace, c’est la prise en compte humaine et personnelle de chaque employé. » explique Véronique. Dans la communication avec les participants au programme, c’est ce qui ressort et qui est à l’origine même des résultats.

 

Un diagnostic réalisé selon la charge physique de travail d’un individu et selon sa situation personnelle est beaucoup plus précis. Il permet une analyse de la charge et d’assurer une meilleure protection individuelle de l’individu. L’impact est plus fort qu’une formation et sensibilisation collective sur le sujet, même si celle-ci est adaptée au milieu professionnel.

 

La prévention est continue

 

Les personnes formées au sein de votre entreprise doivent être perçues comme de véritables relais pour assurer la continuité du programme. Ces collaborateurs réactivent les bonnes habitudes.

 

Et ça fonctionne bien d’après Véronique : « Il arrive que certains collaborateurs viennent me voir pour des conseils sur telle ou telle posture qui les gêne dans le temps. Par exemple, une collègue est venue pour des douleurs cervicales en lien avec sa position au bureau devant l’ordinateur. Alors, on revoit nos classiques vus avec Anne-Hélène et je lui propose un exercice pour rentrer le menton. Et hop, ça réactive le bénéfice de cet exercice pratique, court et concret. Ça permet de maintenir dans le temps les effets du programme. »

 

 

Ce que chaque entreprise peut retenir de cette démarche

 

 

L’expérience de SWM International montre qu’il n’existe pas de solution miracle contre les troubles musculosquelettiques. Par contre, une démarche de prévention bien construite permet de réduire les douleurs dans la durée et d’améliorer les conditions de travail. C’est même le principe défendu par l’INRS : agir sur les facteurs de risque, impliquer les salariés et inscrire les actions dans le temps plutôt que de multiplier les interventions ponctuelles.

 

PME, collectivité ou entreprise du secteur sanitaire et social, voici 5 enseignements à retenir de cet exemple :

 

1. Observer le travail réel avant de proposer des solutions

 

Avant toute mise en œuvre, prenez le temps d’identifier les situations qui posent problème. Un audit ergonomique, une observation fine des postes, des échanges avec les collaborateurs ou un questionnaire sont différents moyens d’obtenir des informations essentielles. L’objectif est de comprendre les contraintes du terrain : manutention, travail assis, position devant écran, sollicitations du poignet, de la main ou du dos, etc.

 

2. Construire les actions avec les équipes

 

Les outils et techniques les plus efficaces sont ceux que les utilisateurs s’approprient. Associer les participants à l’analyse des situations de travail favorise leur engagement et améliore l’adhésion au projet. Ateliers, groupes d’échange ou temps de travail collectif font émerger des solutions concrètes, adaptées aux métiers comme à l’organisation des services.

 

3. Tester avant de généraliser

 

Inutile de transformer toute l’entreprise du jour au lendemain. Commencer par un petit groupe pour évaluer les résultats, ajuster le plan d’action et vérifier que les solutions proposées répondent aux besoins. Inutile de déployer des changements à grande échelle pour rien !

 

4. Mesurer les résultats

 

Une démarche de prévention efficace s’appuie sur des indicateurs simples et concrets.

 

Il peut s’agir de l’évolution des douleurs déclarées, de l’absentéisme, des accidents du travail, de la participation aux ateliers ou de la satisfaction des collaborateurs. Ces données alimentent un véritable tableau de bord et aident à mesurer les bénéfices concrets des actions engagées.

 

5. Prévenir au quotidien

 

Le plus difficile n’est pas de lancer une démarche, mais d’en assurer la gestion au quotidien et dans le temps. Former des relais internes, maintenir un contact régulier avec les équipes, revenir sensibiliser sur des thématiques ciblées et rappeler les bonnes pratiques sont des moyens d’ancrer les nouvelles habitudes. Ce type d’approche proactive complète les actions d’ergonomie déjà mises en place et aide les salariés à prévenir les douleurs. Voilà de quoi éviter que ces douleurs deviennent une maladie professionnelle.

 

La méthode en 5 étapes

Étape 1 : Observer les postes et les situations de travail

Étape 2 : Associer les salariés à l’analyse diagnostique

Étape 3 : Tester les solutions sur une partie de l’entreprise

Étape 4 : Mesurer les effets grâce à des indicateurs simples

Étape 5 : Ajuster et faire vivre la démarche dans la durée

 

 

FAQ pour prévenir les troubles musculo-squelettiques

 

Comment prévenir les TMS en entreprise ?

 

La prévention des TMS repose sur une démarche globale. Elle consiste à observer les situations de travail, identifier les facteurs de risque, adapter les postes, sensibiliser les salariés et assurer un suivi dans le temps.

 

Quelles sont les obligations de l’employeur ?

 

L’employeur a l’obligation de protéger la santé et la sécurité de ses salariés. Il doit évaluer les risques professionnels et mettre en place des actions de prévention adaptées.

 

Comment sensibiliser les salariés ?

 

La sensibilisation est plus efficace lorsqu’elle combine information, accompagnement individuel, ateliers pratiques et implication des salariés dans leur propre démarche de prévention.

 

Qui peut accompagner une démarche TMS ?

 

Une démarche de prévention peut être accompagnée par le service de prévention et de santé au travail, un ergonome, un kinésithérapeute spécialisé. Bref, tout professionnel formé à la prévention des TMS, comme notre équipe de kinésithérapeutes.

 

 

Conclusion

 

 

Pendant longtemps, la prévention des troubles musculosquelettiques se résumait à des conseils, un atelier ou une formation ponctuelle. L’expérience de SWM International montre l’intérêt d’une autre voie. Quand la réalité du terrain est prise en compte, que les participants s’impliquent et que les changements s’inscrivent dans la durée, les résultats sont visibles.

 

Leur réussite ne repose pas sur une technique miraculeuse. Elle se base sur une gestion des situations du quotidien, une évaluation régulière des indicateurs et une implication de chacun. C’est ce que rappellent les recommandations nationales en France : une prévention efficace s’inscrit dans le temps. Elle combine les dimensions humaines, organisationnelles et matérielles.

 

Chaque amélioration quotidienne compte : un mobilier ergonomique, limiter le port de certaines charges, prévenir un syndrome du canal carpien ou aider un collaborateur à trouver une position confortable. La taille de l’entreprise ne compte pas, mais sa volonté de mettre en œuvre une stratégie cohérente, si.

 

La meilleure prévention est celle qui devient un réflexe du collectif. Si elle intègre la culture de l’organisation, elle contribue à la qualité de vie au travail. Elle réduit alors les situations à risque et transforme la santé au quotidien qui devient un levier de performance.

 

Et rappelez-vous « Si vous écoutez votre corps lorsqu’il vous chuchote, vous n’aurez plus à l’entendre crier » (proverbe tibétain).

 

Contactez-nous !

Anne-Hélène GOUALOU

Conceptrice de La Minute PEP'S et de son réseau de kinésithérapeutes, j'ai à cœur de vous partager notre vision de la prévention des Troubles Musculo-Squelettiques.

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